Le Ministère Provincial de la Santé Publique, Travail et I.T.P.M.P.S du Kasaï a ordonné la suspension préventive du Médecin Chef de Zone de Mweka, Dr Amitié BUKUDI BOPE. La décision, datée du 23 avril 2026, intervient dans l’attente des conclusions des enquêtes administratives en cours.
Une décision motivée par plusieurs signalements
D’après l’instruction signée par la Ministre Provinciale Colette FAMA MBOKAMA, cette mesure fait suite à une séance de travail présidée par le Ministre Provincial de l’Intérieur le 20 avril 2026. Elle s’appuie également sur une note du Chef de Poste de l’ANR de Mweka datée du 17 avril 2026.
Plusieurs griefs sont mentionnés dans le document officiel :
1. Une gestion jugée opaque dans la vente des intrants nutritionnels ;
2. Une implication présumée dans le partage du salaire d’un agent de santé décédé du Centre de Santé de Bulungu ;
3. Un détournement présumé, en février 2026, d’un lot important d’intrants nutritionnels du Centre de Santé Bulungu Kapindji ;
4. La vente d’intrants nutritionnels qui aurait été opérée par un proche du MCZ ;
5. Une suspicion de relation non conforme aux règles déontologiques avec une responsable de la maternité de l’HGR Mweka.
Le Ministère souligne que le MCZ n’aurait ni dénoncé ni sanctionné les faits portés à sa connaissance.
Une mesure conservatoire, pas une sanction définitive
L’instruction adressée au Chef de Division Provinciale de la Santé insiste sur le caractère préventif de la suspension. L’objectif affiché : éviter toute interférence avec les enquêtes et écarter tout risque de complicité présumée.
« Vu ce qui précède, je vous instruis de le suspendre préventivement toutes affaires cessantes, en attendant l’aboutissement des enquêtes », indique le document.
Cette décision s’inscrit dans un effort plus large de renforcement du contrôle de la gestion des intrants nutritionnels dans les zones de santé de la province. Le Ministère Provincial de la Santé a mis en copie plusieurs autorités, dont le Gouverneur du Kasaï et l’Inspecteur Provincial de la Santé, pour suivi.
À ce stade, les faits évoqués relèvent d’allégations. La présomption d’innocence s’applique jusqu’aux conclusions des enquêtes administratives et, le cas échéant, judiciaires.
Philo Strong Mubiayi

Laisser un commentaire