C’est officiel. Par son communiqué N°019/2026 rendu public ce mercredi, le gouverneur du Kasaï, Maître Crispin Mukendi Bukasa, met fin à l’incertitude qui pesait sur la scolarité de milliers d’élèves filles. Toutes les bénéficiaires du Projet d’Appui à l’Apprentissage des Filles (PAAF) doivent reprendre les cours dès ce jeudi 23 avril 2026.
Une décision prise en concertation
Cette mesure fait suite à une réunion de crise tenue ce 22 avril entre le gouvernement provincial et les principaux acteurs du secteur éducatif : les syndicats d’enseignants, la Société civile, l’ANAPECO, le CONEPT et les chefs d’établissements. L’objectif était de débloquer la situation des filles du PAAF, dont beaucoup étaient menacées de renvoi pour non-paiement des frais scolaires.
« Aucune fille ne sera chassée »
Le point central du communiqué est clair : en attendant que les démarches auprès des instances nationales aboutissent pour le paiement intégral des frais par le PAAF, il est formellement interdit aux chefs d’établissements de renvoyer les filles bénéficiaires du projet.
Cette directive vise à protéger la scolarité des filles pendant que le gouvernement provincial poursuit les négociations avec Kinshasa pour débloquer les fonds du PAAF. Le retard de paiement avait créé des tensions dans plusieurs écoles de Tshikapa et de l’intérieur de la province.
La mesure ne concerne que les élèves filles dont la scolarité est entièrement prise en charge par le PAAF, ce programme qui soutient l’accès et le maintien des filles à l’école. Les autres élèves ne sont pas visés par ce communiqué.
Les signataires s’engagent
Le document porte la signature de Faustin Kambala Ilunga, directeur de cabinet du gouverneur. Il est aussi contresigné par les partenaires éducatifs présents à la réunion :
– Tshikapa Balekelayi pour l’ANAPECO
– Mputu Kalala Faustin pour le CONEPT
– Nkongolo Tshibuabua André, président de l’Intersyndical
Leur présence traduit un consensus fort autour de la protection des filles scolarisées.
Avec cette décision, le gouvernement provincial du Kasaï veut éviter l’interruption de scolarité pour des milliers de filles, souvent issues de familles vulnérables. Le PAAF est considéré comme un outil clé pour lutter contre les mariages précoces et améliorer le taux d’achèvement scolaire des filles dans la province.
La balle est désormais dans le camp des chefs d’établissements qui doivent appliquer la mesure dès ce jeudi 23 avril, sous peine de sanctions. Les parents des filles concernées sont appelés à renvoyer leurs enfants à l’école sans crainte.
Philo Strong Mubiayi

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