La fièvre typhoïde reste une menace majeure dans les communautés où l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et aux soins de santé demeure insuffisant. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, environ neuf millions de personnes contractent cette maladie chaque année et 110 000 en meurent, d’après les estimations mondiales de 2019.
D’après les ONG APAS et CERAIC, La fièvre typhoïde est une infection potentiellement mortelle provoquée par Salmonella Typhi, une bactérie qui ne vit que chez l’être humain. Elle se transmet principalement par la consommation d’eau ou d’aliments contaminés par les selles d’une personne malade ou porteuse de la bactérie.
Les signes les plus fréquents sont une fièvre prolongée, la fatigue, les maux de tête, les douleurs abdominales, les nausées, la constipation ou la diarrhée. Sans diagnostic et traitement appropriés, la maladie peut provoquer des complications graves, notamment une hémorragie digestive, une perforation intestinale ou le décès.
CERAIC et APAS renseignent qu’en République démocratique du Congo, les difficultés persistantes d’accès à une eau sûre, à l’hygiène et à l’assainissement favorisent la transmission des maladies hydriques, La situation appelle au renforcement de la surveillance épidémiologique, de la confirmation biologique des cas, de la qualité des données sanitaires et de la communication pour un changement social et de comportement aux seins des communautés.
La résistance croissante de Salmonella Typhi aux antibiotiques constitue une autre préoccupation. Elle peut rendre les traitements plus complexes et plus coûteux.
Pour l’APAS et CERAIC, L’automédication antibiotique doit donc être évitée : le choix du médicament doit relever d’un professionnel de santé et, lorsque cela est possible, être guidé par les résultats des examens biologiques.
La prévention repose sur des mesures simples : boire de l’eau sûre ou correctement traitée, utiliser des latrines propres, se laver les mains avec de l’eau et du savon, protéger les aliments et consulter rapidement en cas de fièvre persistante.
Dans les pays ou les zones fortement touchés, l’OMS recommande également l’utilisation du vaccin antityphoïdique conjugué.
« La lutte contre la fièvre typhoïde ne dépend pas uniquement des antibiotiques. Elle exige une action coordonnée sur l’eau potable, l’assainissement, l’éducation sanitaire, la vaccination, la surveillance et l’accès précoce aux soins », souligne le Dr Davis KABONGO MBUBI (APAS et CERAIC)
Notons que la fièvre typhoïde est grave, mais évitable. Une consultation et une prise en charge précoces réduisent fortement le risque de complications.
Eric Arsène Musuamba

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