Les élèves de Kinshasa sont appelés à jouer un rôle actif dans la protection de l’environnement, notamment par une meilleure gestion des déchets.
La ministre déléguée près le ministre de l’Environnement et Développement durable, chargée de la Nouvelle Économie du Climat, Arlette Bahati Tito, leur a recommandé trois pratiques : réduire, réutiliser et recycler les déchets.
Elle a lancé cet appel mercredi 5 novembre, lors d’une séance de sensibilisation organisée à Silikin Village, dans la capitale, en présence de plusieurs élèves issus des établissements scolaires de Kinshasa.
La ministre a insisté sur la nécessité d’associer les jeunes à la lutte contre le changement climatique.
Elle a notamment mis l’accent sur les conséquences de la mauvaise gestion des déchets solides urbains.
« Les thèmes qui nous rassemblent ces jours-ci, à savoir les élèves s’engagent pour le climat à travers la gestion et la valorisation économique des déchets solides urbains, nous invitent non seulement à comprendre un problème, mais surtout à être porteurs de solutions », a-t-elle déclaré.
Arlette Bahati Tito a expliqué que les déchets peuvent aussi représenter une source de richesse lorsqu’ils sont correctement triés et transformés.
Elle a cité notamment la fabrication des pavés, des bancs et des chaises en plastique à partir des matières récupérées.
Elle a ensuite détaillé les trois comportements qu’elle souhaite voir adopter par les élèves.
Réduire consiste à limiter le gaspillage et à prendre soin des fournitures scolaires. Réutiliser revient à prolonger la durée de vie des objets.
Recycler permet de transformer les déchets en nouveaux produits.
La ministre a également alerté sur les dangers des déchets abandonnés dans les rues.
Leur accumulation dans les caniveaux empêche l’évacuation normale des eaux de pluie et aggrave les problèmes d’insalubrité.
Prenant la parole au nom de la ministre d’État chargée de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, le vice-ministre Théodore Kazadi Muayilaa a rappelé que l’école doit aussi préparer les enfants à assumer leurs responsabilités envers la société et leur environnement.
« L’éducation ne se limite pas à l’acquisition des connaissances en classe. Elle doit aussi former des citoyens responsables, capables de protéger leur environnement et de contribuer au développement durable de leur pays », a-t-il souligné.
Il a présenté une autre campagne de sensibilisation destinée aux élèves, résumée en trois consignes : « Je ramasse, je trie et je jette dans la poubelle ».
Les apprenants sont ainsi invités à veiller à la propreté de leurs écoles, de leurs domiciles et de leurs quartiers.
Pour sa part, la ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Yolande Elebe Ma Ndembo, a plaidé pour une plus grande implication du secteur culturel dans l’éducation environnementale.
Elle a estimé que la musique, le théâtre, la danse et la poésie peuvent aider à transmettre les valeurs de protection de la nature.
Elle a également encouragé les écoles à organiser des activités artistiques utilisant des matériaux récupérés.
Cette rencontre s’est tenue sous le thème « Les élèves s’engagent pour le climat à travers la gestion et la valorisation des déchets ».
Elle marque une étape de la deuxième édition de la Semaine du climat, consacrée à la mobilisation des jeunes face aux défis environnementaux.
Le Lycée Monseigneur Shaumba, l’École Manyanga, le Lycée Kabambare et le Complexe scolaire Aurora figurent parmi les établissements scolaires ayant participé à cette journée.
Franck Mubeneshay

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