L’Association des Femmes Juristes du Congo, AFEJUCO, a dénoncé publiquement des faits présumés de viol et d’avortement forcé survenus à l’école primaire Tuibakayi, dans la commune de Kanzala, quartier Kanangayi. Selon des témoignages, une élève de 17 ans aurait été victime d’agressions sexuelles attribuées au directeur de l’établissement, Antoine Kakela Mbumba, actuellement en fuite.
La victime, évacuée vers un centre de santé de la ville, se trouverait dans un état critique. Une plainte aurait été déposée auprès des autorités judiciaires de Tshikapa. L’AFEJUCO réclame une prise en charge médicale et judiciaire immédiate, ainsi que l’ouverture d’une enquête diligente et impartiale pour faire la lumière sur ces allégations.
« Ces faits, s’ils sont avérés, constituent une grave violation des droits de l’enfant et des femmes. La justice doit suivre son cours », indique l’organisation, qui lance par ailleurs un appel à témoins pour retrouver le mis en cause. L’AFEJUCO rappelle que la présomption d’innocence s’applique tant qu’une décision de justice n’a pas été rendue.
les faits se seraient produits lorsque la jeune fille accompagnait ses petits frères à l’école. L’incident aurait dégénéré après que l’épouse et les enfants du directeur, informés de la situation, se seraient rendus auprès de la victime. Des coups et blessures auraient suivi, entraînant un avortement forcé selon les mêmes sources.
L’école fonctionne actuellement sans encadrement depuis la fuite du directeur. Aucun élément officiel du parquet n’a encore été rendu public au moment de la publication.
Réaction de l’AFEJUCO : Maître Félicienne Mbembe monte au créneau
La coordinatrice provinciale de l’AFEJUCO/Kasaï, Maître Félicienne Mbembe, a condamné ces actes avec fermeté et appelé à une mobilisation collective :
« Nous ne pouvons pas laisser une mineure être brisée dans le silence. L’AFEJUCO accompagne la victime sur les plans juridique et psychosocial. Nous demandons au parquet de Tshikapa d’accélérer les procédures et à la police de retrouver le mis en cause pour qu’il réponde devant la justice. »
L’organisation annonce aussi la mise en place d’un accompagnement juridique gratuit pour la victime et sa famille, une saisine de la Division provinciale du Genre, Famille et Enfant et de la MONUSCO/Section Droits de l’Homme pour appui, et un appel aux chefs coutumiers et aux responsables scolaires pour renforcer la protection des filles dans les établissements.
L’AFEJUCO invite toute personne détenant des informations à contacter le Parquet de Grande Instance de Tshikapa, la Police Nationale Congolaise, et l’AFEJUCO Kasaï
Philo Strong Mubiayi

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