Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, a éclairé l’opinion nationale, ce lundi 13 avril, sur l’émission récente d’un Eurobond par la RDC, en mettant en avant ses avantages économiques et sa portée stratégique.
Le patron des finances publiques a inscrit cette démarche dans une logique de transparence et de pédagogie, visant à mieux faire comprendre cet instrument financier souvent jugé complexe.
Au cœur de son intervention, le ministre des finances a insisté sur la nécessité pour la RDC de diversifier ses sources de financement afin de soutenir son développement.
« C’est d’abord la diversification des sources de financement. Notre portefeuille de la dette est composé à 95 % de dettes concessionnelles. Nous avons décidé de diversifier les sources de financement de notre déficit », a-t-il expliqué.
Selon lui, cette stratégie adoptée par le gouvernement vise à porter la part des dettes commerciales à 30 % d’ici 2029, afin d’élargir les marges de manœuvre financières de l’État.
Le recours à l’Eurobond permet également une mobilisation rapide des fonds nécessaires au financement des projets structurants.
« L’avantage des eurobonds, c’est qu’ils permettent d’accéder, dans un temps court à des volumes importants de ressources. La mobilisation est très immédiate », a-t-il souligné.
À l’en croire, au-delà du financement public, l’Eurobond joue un rôle clé dans l’attractivité économique du pays.
« Lorsqu’un État réussit l’eurobond, il donne de la visibilité et les investisseurs commencent à entrevoir une courbe des taux. Les entreprises privées peuvent aussi aller mobiliser des ressources », a-t-il ajouté.
Cette dynamique est perçue comme un levier important pour stimuler les investissements privés et renforcer le tissu économique national.
Le ministre des finances a tenu à recadrer les interprétations autour de cette opération, insistant sur sa dimension symbolique.
« Ce ne sont pas les milliards que nous célébrons. Nous célébrons la reconnaissance du travail acharné de Son Excellence, Monsieur le Président de la République », a-t-il déclaré.
Il a souligné que cette émission traduit une amélioration de la perception du risque pays et la reconnaissance des réformes engagées depuis 2019.
« Ce que nous célébrons, c’est la reconnaissance que le risque crédit de la RDC s’est amélioré et que les différentes réformes sont reconnues par le monde de la finance internationale », a-t-il précisé.
Il a également insisté sur la mise en place de mécanismes rigoureux de gouvernance pour garantir une gestion transparente et efficace des fonds mobilisés.
Rédaction

Laisser un commentaire